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Je Pense Donc j'écris 2026

Je pense... donc j'écris

4 janvier - Uniformisation

Récemment, j'ai dû être hospitalisé.

Et, d'infirmier en aide soignante, on s'est étonné que je n'utilise pas d'oreiller.

« Vous dormez sans oreiller ? »

Et ainsi, décliné à l'infini :

« Vous n'avez pas de smartphone ? Vous ne regardez pas la télévision ? Vous ne possédez pas de voiture ? Vous êtes homo ? Vous êtes noir ? Vous êtes de gauche ? »

L'uniformisation a de beaux jours devant elle.

Il existe une différence entre des mœurs et des habitudes vestimentaires liées aux conditions environnementales et la simple singerie du voisin. Un simple souci d'intégration, je suppose.

On ne mange pas la même nourriture en bord de mer qu'au fin fond des vallées montagneuses. On ne s'habille pas de la même façon selon que l'on habite au Sahara ou en Sibérie.

Ces impératifs écologiques semblent même devoir s'effacer, comme le prouve l'hégémonie de coca-cola ou McDonald partout dans le monde. La chemise/jean est devenu la tenue standard pour des milliards de personnes qui n'ont, à priori, pas grand chose à voir les uns avec les autres.

Qu'en est-il de la culture ? Cet ensemble de codes et de façons de vivre ensemble, ce ciment de la communauté. Bien sûr, une identité collective est souhaitable, réunissant des individualités autour de valeurs partagées ou d'un projet commun. Mais elle doit se composer à la façon d'une mosaïque, en respectant les différences de chacun et chacune. Les particularités doivent s'unir dans quelque chose de plus vaste et non l'inverse. La culture ne doit pas être le socle sur lequel tous vont s'aligner « parce que c'est comme ça et pas autrement », mais plutôt magnifier les différences comme autant de pixels forment une belle image, proportionnée et harmonieuse.